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L'avenir du Forum Social Mondial

Au sortir d’un FSM, on peut ressentir différentes émotions : l’excitation créée par les rencontres, la motivation engendrée par les échanges et les discussions, une nouvelle forme de dynamisme induit par le sentiment de ne pas être seul-e dans son combat. Mais aussi une certaine forme de frustration. Frustration de ne voir aboutir toutes ces discussions sur « rien ». Rien de concret, pas de révolution, pas de mouvement mondial commun, pas de grande déclaration…pas d’issue politique commune.

Pour prévenir toute frustration, il faut donc bien avoir en tête ce que souligne Cyril  : « participer au FSM est toujours utile à condition de savoir en retirer des apprentissages et de ne pas en attendre des perspectives politiques immédiates. ». En effet, comment mettre d’accord les milliers de participant-e-s au Forum ? Avec 80 000 participants en 2013 à Tunis, 55 000 en 2015 ; comment, en 4 jours, pourraient-ils adopter un texte, s'engager sur une action commune ou se mettre d’accord sur une campagne ? 

Si la question d’Anaïs peut sembler pertinente : «  des choses ont l’air de se mettre en place, mais ça fait beaucoup d’actions, est-ce qu’on ne s’éparpille pas ?  » il faut se souvenir de ce que Gustave Massiah, l’un des fondateurs des Forums Sociaux Mondiaux, aime dire à ce sujet. « On n’a pas [encore] gagné parce qu’il faut que l’on se place dans le temps long, que l’on réinvente en même temps que l’on se bat. C’est ça, le défi du FSM.  ».

En ce qui concerne l’avenir immédiat des FSM, celui-ci est incertain. Beaucoup se demandent si c’est encore le bon espace de discussion, la bonne méthode.
« L’avenir est-il aux mobilisations informelles, comme celles des Indignés ou de nuit debout ? » se demande Antoine.

Le Conseil International (CI) est également une instance critiquée. A quoi ce Conseil sert-il exactement ? Censé faire le lien entre les éditions du Forum, afin d’assurer la continuité du processus, on lui reproche son inaction, ses débats sans fin et son manque d’impact. Anaïs le résume bien : « le CI ne s’engage qu’en son nom, pas au nom des organisations dont il est issu, pour ne pas les compromettre. Du coup quel est le poids de sa parole ? ». A la fin d’une réunion de ce dernier, elle finit même par souligner l’absurdité suivante : « ils vont se mettre d’accord sur le fait qu’ils ne sont pas d’accord ! ».

En attendant, il n'existe pas [encore] d'espace omme le FSM, permettant une réunion mondiale d'acteurs extrêment variés. Deux prochains FSM sont donc déjà prévus, le premier en mars 2018 et un prochain, dont le format sera inédit, entre 2019 et 2020.

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