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Qu’est-ce qu’un média alternatif ? Essais de définition...

Alternatifs, libres, indépendants, communautaires, associatifs, citoyens... les qualificatifs associés à ces médias qui se veulent « différents » sont multiples et il est parfois difficile de savoir de quoi et d’où on parle. Par leur indépendance éditoriale et leur liberté de ton, les médias libres proposent une information différente de celle produite par les médias traditionnels ou institutionnels. Ils se sont construits en opposition à un discours standard sur la société et à une vision homogène et bien-pensante que véhicule certains grands médias.

Par cette définition restreinte, ce sont aussi les sites ou blogs qui prétendent informer ou «  réinformer  » à grands moyens de discours xénophobes, révisionnistes, nationalistes… qui ont signifié leur appartenance à la galaxie des médias libres. D’où la nécessité de pousser plus loin la définition des médias libres, tels que les entendent les journalistes, citoyens et militants des droits de l’homme et de la justice sociale et environnementale.

Des caractéristiques principales – et essentielles – communes aux médias alternatifs

1/ Une totale indépendance

Foncièrement opposés à la marchandisation de l’information, les médias alternatifs se doivent d’être autonomes financièrement. L’indépendance idéologique est également primordiale puisqu’ils souhaitent créer la dissonance, le décalage, en partageant des idées et des opinions rarement évoquées dans la presse traditionnelle. Représenter un véritable contrepoids aux organes du pouvoir et à la logique dominante implique en effet une réelle liberté de ton et de rédaction. C’est pourquoi certains refusent d’être affiliés à une organisation politique ou syndicale existante, même s’ils sont très proches idéologiquement. Les médias alternatifs s’affichent comme davantage engagés, s’occupant du non-dit ou de ce qui n’est pas couvert par les autres médias.

2/ Une structure démocratique

Le fonctionnement des médias alternatifs présuppose une structure organisationnelle différente des sociétés commerciales, permettant davantage de liberté de décision pour les équipes rédactionnelles qui travaillent collectivement, de manière horizontale.

La pêche aux infos

3/ Des sources indépendantes, larges et multiples

Refusant que la parole des citoyens soit confisquée, les médias alternatifs s’attachent à diversifier leurs sources, prennent en compte la dimension locale et prêtent une attention particulière à ceux dont on ne parle jamais, aux exclus, aux zones d’ombre et aux sujets ou zones géographiques sans arrêt oubliées. Ils veillent à éviter les écueils des médias traditionnels, par exemple en ce qui concerne la sur-représentation masculine et la tendance à n’inviter des femmes qu’à l’occasion de la journée internationale qui leur est dédiée une fois par an, reléguant les problématiques d’égalité homme-femme au statut de sujet de saison... Les médias alternatifs visent l’élargissement du pouvoir d’expression médiatique, contrairement aux médias traditionnels qui ont tendance à inviter les mêmes personnes, les « bons clients » considérés comme seuls « experts » en la matière, et à n’accorder que peu de places aux ONG, par exemple.

4/ Le copyleft et les licences Creative Commons

Rejetant par nature la marchandisation de l’information, les médias alternatifs refusent de céder les droits de reproduction ou de rediffusion à titre payant. Les informations sont donc le plus souvent libres de droits d’auteur, dans le respect du copyleft (indication de la source et de ses coordonnées), par opposition au copyright de la presse classique.

5/ Une tribune citoyenne, populaire et participative

Le média associatif, citoyen ou participatif reflète les besoins du public auquel il est destiné. Populaire, il doit être lisible par le plus grand nombre grâce à un vocabulaire accessible à tous qui évite les jargons. Le prix doit également être abordable afin de s’adresser au plus grand nombre. Ouverts par essence, les médias alternatifs sont composés d’acteurs sociaux dont la participation favorise la démocratisation de l’information.

6/ Un appel à agir

La communication alternative se veut éducative, permettant de se nourrir du discours dominant grâce à un décryptage et à une remise en question permanente des médias traditionnels. En changeant de comportement vis-à-vis des médias de masses, il s’agit de faire évoluer ces derniers vers plus d’honnêteté, de pluralisme et d’équilibre.

Les médias alternatifs se définissent donc à la fois par les démarches de coproduction de l’information avec la société civile et par un type de contenus à même de renforcer la capacité d’agir des personnes.

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