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SOFEPADI, solidarité féminine pour la paix et le développement intégral bouton Facebook bouton Twitter

Publié par Nathalie
Droit à la communication et à l’information libre


Contexte de l'initiative

La guerre perdure depuis 20 ans et des atrocités sont commises quotidiennement dans les villages où le corps des femmes est souvent utilisé comme chair de bataille. Dans ce contexte, l’impact du travail de la SOFEPADI tarde à se faire sentir : chaque avancée est suivi d’un recul. Quand les gens dévastés par des attaques de milices arrivent à se reconstruire dans leur village, ils subissent trop souvent de nouvelles attaques.

Détail du projet

Pour combattre les violences sexuelles et appuyer les victimes, la SOFEPADI, créée il y a 16 ans par 8 femmes journalistes, propose un travail holistique. Des soins médicaux sont proposés aux femmes victimes de violences, elles sont accompagnées dans leur démarche judiciaire, sont prises en charge psychologiquement, sont appuyées dans leur réinsertion économique.

La SOFEPADI soutient également les enfants issus de ces viols en les soutenant financièrement pour qu’ils continuent à étudier. Sur quels instruments s’appuie l’association pour lutter contre les violences sexuelles ? « Nous avons en RDC des textes pour défendre les droits des femmes, mais le problème reste qu’ils ne sont pas appliqués  », déplore Julienne Lusenge. Elle propose donc également des formations à destination des femmes, notamment les leaders d’organisation, pour les sensibiliser à leurs droits. L’autre outil essentiel qui a permis de faire parler son combat est l’utilisation des radios traditionnelles : « Les gens se promènent partout avec des postes de radio pour suivre les nouvelles, nous avons donc proposé des émissions en langues locales et diffusé des spots de sensibilisation ».

Succès et perspectives

Dans un contexte de guerre, il est particulièrement important de mobiliser les populations, qu’une solidarité s’installe au-delà des différences d’appartenance tribale : les femmes ont été les premières concernées par ces émissions de radio. Les messages des spots publicitaires, sans équivoque (« Quand tu violes une femme, c’est comme si tu violais ta mère ») ont même fini par sensibiliser les hommes. « Les médias nous aident à réveiller les consciences mais les canaux traditionnels parlent encore mal de nos combats et les propos sexistes détruisent complètement nos messages, la seule solution à terme pour remporter plus de victoires est d’avoir nos propres médias et canaux de communication » détaille toujours Julienne Lusenge.

Cependant, au niveau de la justice internationale, les avancées patinent. La SOFEPADI a documenté les crimes de guerre et a fait des recours auprès de la Cour pénale internationale. Pourtant, les plaintes sont généralement rejetées car le procureur limite le champ d’action en ne travaillant que sur une zone géographique restreinte et dès qu’un enquêteur tombe sur un faux témoignage (il y en a parfois), toutes les plaintes sont directement abandonnées.

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Début du projet : 2000