Une seule planète
Une Seule Planète, pour des transitions solidaires Bouton menu

L’agroécologie : Défis et réussites collectives ?

Le 8 Février dernier, Une Seule Planète organisait une nouvelle projection/débat à l’occasion de la sortie de son documentaire : « L’agro-écologie dans l’oasis de Chenini : préserver ensemble. »
L’occasion d’associer l’ONG SOL à ce débat, qui mène de nombreux projets agro-écologiques à travers le monde. Retour en images sur cette soirée riche en débat.

L’assèchement des sources naturelles dans les années 1970, la pollution ou encore l’abandon progressif des terres ont entrainé de lourdes conséquences sur l’écosystème de l’oasis de Chenini dans la région de Gabès en Tunisie. Face à cette situation, les habitants se mobilisent depuis des décennies pour préserver leur oasis à travers différentes pratiques issues de l’agroécologie et de savoir-faire locaux.

Salle comble dans la Mairie du IIe arrondissement de Paris.

Mabrouk Jabri, instituteur et fils d’agriculteur dans l’oasis, a été l’un des premiers à se mobiliser pour sauvegarder son oasis avec l’aide de l’ASOC et de nombreux partenaires (RADDO, CARI, CCFD-Terre solidaire).

Berta Gielge, Audrey Boullot et Mabrouk Jabri

À 120 km à l’Est de Dakar, l’association sénégalaise des Villageois de Ndem agit depuis plus de 30 ans dans la région sahélienne qui souffre d’une désertification graduelle. L’organisation développe des alternatives agricoles et des activités génératrices de revenus au sein des communautés paysannes afin de lutter contre l’exode rural pour préserver les ressources naturelles et améliorer l’accès aux infrastructures de base.
Pour Berta Gielge, chargée de projet à l’association Ndem. : « c’est en se basant sur les savoirs ancestraux que l’on on crée des activités génératrices de revenus. » Avant d’ajouter « On considère beaucoup de ressources comme un bien commun dans le village »

Audrey Boullot, responsable des programmes de l’association SOL rappelle de son côté, que « l’agroécologie est née du savoir-faire paysan. Ce ne sont pas des pratiques nouvelles mais plutôt renouvelées. Elles peuvent aussi répondre à des problématiques sociales ».

Que ce soit en Tunisie, au Sénégal ou en France avec le projet Bio-Fermes, les trois intervenants s’accordent sur le même constat. L’agroécologie implique souvent une organisation locale et collective renforcée et rompt avec le système agricole productiviste.