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PIFEVA soutient les jeunes et femmes autochtones dans la restauration de la biodiversité des forets communautaires par la plantation et la gestion rationnelle d’arbres à chenilles comestibles en territoire de Mwenga au Sud Kivu

Ce projet aborde le problème spécifique des jeunes et femmes autochtones vivant dans les groupements riverains de la Reserve Naturelle d'Itombwe dont 65% des forets sont surexploitées et dégradées en territoire de Mwenga, ce qui a un impact direct sur les populations autochtones de Mwenga étant donné que les jeunes et femmes autochtones de Mwenga s'occupaient des activités de recherche des chenilles comestibles et autres produits forestiers dans la Réserve Naturelle d'Itombwe au Sud Kivu. Ils sont particulièrement défavorisés dans la mesure où la forêt constitue la base de leurs moyens de subsistance et des pratiques qui définissaient leur identité, ce qui les obligent de se rabattre actuellement sur des forets communautaires qui sont malheureusement surexploitées, dégradées, frappées par les changements climatiques et dépourvues de sa biodiversité.

Face à cette situation, l'ONG PIFEVA (Pilier aux Femmes Vulnérables Actives en RD Congo) a réalisé ce projet d'appui à la Restauration de la biodiversité des forets communautaires par la plantation et la gestion rationnelle d’arbres à chenilles comestibles en territoire de Mwenga. Les résultats de la mission de supervision réalisée en février 2020 font état des activités de sensibilisation qui ont mobilisé et inspirer beaucoup des jeunes et femmes dans la restauration de la biodiversité, l'identification et la multiplication des essences forestières hôtes des chenilles, la formation des pépiniéristes autochtones, l'organisation de 3 grandes campagnes de reboisement par arbres à chenille dans 470 hectares reboisés en essences forestières hôtes des chenilles comestibles dans 5 blocs forestiers, la mise en place des comités locaux de monitoring forestier autochtone ainsi que la formation des jeunes et femmes en gestion rationnelle des arbres à chenilles, l'appui aux activités génératrices de revenu contre la déforestation à travers les activités d'élevage des chèvres à 210 jeunes et femmes autochtones qui ont abandonné les activités de déforestation et production de la braise(ce qui justifie la baisse de activités de la déforestation, relançant ainsi le processus de restauration de la biodiversité) en territoire de Mwenga au Sud Kivu.

Ce projet contribue de manière significative à la réalisation des ODD 13, 1, 2 et 5 de la manière suivante : 1) Il contribue à l'ODD13 (relatif à la lutte contre le changement climatique) la plantation d'arbres hôtes pour les chenilles dans les forêts communautaires contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et du réchauffement climatique ; 2) Il contribue à la réalisation de l'ODD1 (lutte contre la pauvreté) car il permet aux jeunes et aux femmes autochtones de créer une source de revenus et contribue à l'amélioration des conditions socio-économiques des familles autochtones de Mwenga ; 3) Il contribue à la réalisation de l'ODD2 (axé sur la lutte contre la faim) car l'utilisation des chenilles comme produit alimentaire contribue à atténuer l'insécurité alimentaire sur le territoire de Mwenga ; 4) Il contribue à l'ODD5 (relatif à l'égalité des sexes) car il facilite l'autonomisation des filles et des femmes autochtones sur le territoire de Mwenga en RD Congo.

Ce projet a été financé par le FIDA (Fonds International de Développement Agricole) par le biais du Mécanisme d'assistance aux peuples autochtones géré actuellement par Samburu Women Trust.

Exploitation intensive des ressources naturelles Etude/Rapport

Résultats de l'enquête sur les pires formes d'exploitation socio-économique des femmes, des jeunes filles et des enfants dans la zone minière de Kamituga au Sud Kivu à l'est de la République Démocratique du Congo

Les résultats des recherches menées en 2019 par PIFEVA dans la zone minière de Kamituga sur la situation relative aux violations des droits des travailleurs dans cette zone minière renseignent que les agents étatiques et les employeurs privés ne respectent pas les droits de ces travailleurs qui sont des femmes, des enfants et des hommes en violation des normes tant nationales qu’internationales de protection des droits des travailleurs. Ces derniers sont exploités économiquement par leurs employeurs en toute impunité sous forme des travaux forcés auxquels sont soumis des hommes et femmes ainsi que des enfants sans oublier des viols commis envers les femmes.

En effet, au niveau des activités extractives, les femmes exercent des différentes taches, Il ya des twangaises, celles qui broient le sable et les pierres des minerais manuellement dans des mortiers métalliques, ces femmes gagnent plus ou moins 1 à 2 dollars par jour et elles sont soumises à des multiples taxes sans quittance. Cette activité principalement féminine est la plus importante sur le site de Kamituga au Sud Kivu et la plus part des femmes qui exercent cette activité dans ce milieu sont les femmes des militaires qui travaillent sous surveillance des leurs maris ou concubin et actuellement il ya une tension de méfiance qui règne entre ces femmes des militaires et celles des civiles. On retrouve également les femmes transporteuses qui transportent du sable et des pierres qui dépasse même leur poids et souvent avec des bébés au coup, du site d’extraction au site de broyage et les femmes Hydrauliques qui transportent de l’eau pour refroidir les concasseurs, ces femmes sont souvent victime des avortements et des infections. Travaillants dans les points de lavage, situé dans de petits cours d’eau il ya aussi les femmes songeuses qui préparent les sables broyé à être lavé en les mouillant avec de l’eau pour en faire de la boue et les femmes laveuses qui effectuent ensuite le lavage du sable. Quant aux femmes Bizalu elles récupèrent les déchets du sable, lefont broyé par les twangaises, lavent le sable à nouveau et vende l’or qu’elles y soutirent, elles sont obligées souvent à donner leurs sexes aux creuseurs en contre partie des déchets.

Peu de femmes sont PDG c'est-a-dire propriétaire du puits, et celles qui les sont se font représenter par un homme qui fait office du gérant du puits. D’autres sont des souteneuses c'est-a-dire celle qui soutiennent les activités d’un puits pendant la période de durs travaux relatifs au creusage ces femmes sont souvent victime d’escroquerie

Les femmes exercent plusieurs activités, elles sont petites commerçantes, tenancières de site de restauration, d’autres produisent et vendent des boissons locales alcoolisées. La pratique de la prostitution est courante comme source de revenu complémentaire. Les femmes prostituées sont surnommées creuseurs sans bêche. Et certaines femmes s’adonnent aussi à l’agriculture. Les us et les coutumes ont préséance sur les lois nationales en matière des droits humains dans les carrés miniers, ceci a des conséquences néfaste sur la vie des femmes et des filles. Elles sont nombreuses à souffrir des multiples violences basées sur le genre et les violences sexuelles dont le viol, le mariage forcé et la prostitution des filles mineures. Les sites que nous avions visités ne comptent aucune structure d’accompagnement pour les femmes et les filles victimes des violences ; il n’ya pas de service de police, moins encore la police spéciale pour les femmes et les enfants. On recense un nombre important de filles mères laissées à elles seules.

Enfin, l’extrême pauvreté et l’ignorance généralisée des droits humains amènent certaines femmes ayant de nombreux enfants à aller jusqu’à vendre leurs filles aux creuseurs pour un montant dérisoire soit équivalent de 2 cartons de cigarettes.

La persistance des pesanteurs socioculturelles liées au statut de subordination des femmes par rapport aux hommes freine et dévalorise la participation féminine aux activités liées à

l’exploitation artisanale des minerais, limitant par conséquent leur autonomisation économique. Les femmes qui travaillent directement ou indirectement dans les mines n’ont pas le contrôle de leurs revenus. Les femmes face à de nombreux abus de la part des hommes qui contribuent à leurs vulnérabilités. Les mains d’œuvre des femmes sont systématiquement sous valorisées par rapport aux hommes pour effectuer le même travail dans le carrés miniers. Des fouilles corporelles, allant même dans le vagin des femmes, souvent à la vue de tous et des tortures, sont souvent exercées par des hommes à la fin du quart de travail des femmes dans le but de s’assurer qu’elles ne cachent pas de l’or sous les vêtements. L’escroquerie et la ruse commis par les hommes sont aussi très répandues comme moyens pour discriminer les femmes. C’est le milieu où la pratique du crédit est monnaie courante, cependant celle-ci se fait souvent au détriment des femmes, les hommes remboursent difficilement leurs dettes une fois les travaux terminés ou ne s’en acquittent tout simplement pas et ceci, autant pour les femmes qui offrent des biens et service que pour celles qui travaille directement dans l’extraction.

Face à ce contexte dramatique, l'ONG PIFEVA est en quête des ressources nécessaires pour la mise en œuvre du projet de renforcement du respect des droits des travailleurs, des femmes et des enfants dans l'industrie extractive d'or à Kamituga en territoire de Mwenga, province du Sud Kivu à l'est de la République Démocratique du Congo. L'objectif de ce projet est de contribuer à la promotion et au respect de bonnes pratiques en matière de sécurité et de droits humains, plus particulièrement les droits des travailleurs, des femmes et des enfants exploités dans l'extraction de l'or à Kamituga au Sud Kivu à l'est de la RD Congo.

Une économie par tous, pour tous Etude/Rapport

Résultats d’une étude menée par l’ONG PIFEVA en juin 2020 sur l’impact socioéconomique du covid-19 sur les femmes et jeunes filles vulnérables exerçant de petites Activités Génératrice de Revenu (AGR) informelles dans la ville de Bukavu à l’est de la République Démocratique du Congo

La République démocratique du Congo a été touchée par la pandémie à coronavirus en mars 2020 au sein de laquelle la ville de Bukavu, chef lieu de la province du Sud Kivu est l'une des 13 entités provinciale lourdement frappées cette pandémie.

En effet, les résultats d'une étude menée par l'ONG PIFEVA en juin 2020 sur l'impact socioéconomique du covid-19 sur les AGR des femmes vulnérables dans la ville de Bukavu, ressortent le fait que la majorité des femmes exerçant de petites activités génératrices de revenus (informelles) sont plus exposées à la contamination au covid-19 étant donné qu'elles manipulent des produits dont la monnaie touchée par des milliers de clients sans avoir le temps et la possibilité de se laver les mains et ne disposant ni le gel hydro-alcoolique, ni de gants, ni de masques. Dans la ville de Bukavu, l’activité informelle occupe plus de 77% de la population active parmi lesquelles figurent 60% des femmes détentrices d'AGR(Activités Génératrices de Revenus) notamment dans le petit commerce. Ce sont en majorité ces catégories de personnes qui sont frappées par les mesures de restriction des mouvements des personnes. La décision prise par les autorités sur la fermeture des routes vers la ville de Bukavu pour éviter la propagation de la maladie a entraîné une grande incidence négative sur leurs activités et a renforcé la vulnérabilité socio-économique de ces femmes et jeunes filles de Bukavu.

En conséquence, les femmes exerçant de petites AGR(Activités Génératrices de Revenus) informelles à Bukavu sont désemparées, abandonnées à leur triste sort et ne savent plus exercer convenablement leur métier suite au circuit d’approvisionnement moins accessible, à la rareté des produits ainsi que suite au fait que la majorité d'entre elles a été obligée d'utiliser une partie importante de leurs petits capitaux d'affaires dans la prise en charge de leurs dépendants pendant la période de confinement dans la ville de Bukavu.

Elles sont nombreuses, ces femmes et jeunes filles chefs de ménages qui ont été victimes des guerres, de violences et qui sont aujourd'hui confrontées à la penderie de covid-19 dans la ville de Bukavu en province du Sud Kivu. Ces femmes et jeunes filles se battent jour et nuit en exerçant de petites AGR(Activités Génératrice de Revenus) pour nourrir, scolariser et faire soigner leurs enfants et membres de familles. Dans un pays où le taux de chômage est le plus élevé du monde, ce sont ces femmes qui constitue la colonne vertébrale de l'économie des ménages congolais qui dépendent du circuit informel. Quoi qu'analphabètes, la majorité de ces femmes et jeunes filles accompagnées par PIFEVA dans la ville de Bukavu, a acquis de l'expérience dans l'exercice des activités d'achat et vente des produits de consommation locale de première nécessités(les vivres et non vivres) qui sont adaptés aux besoins et contexte local. Elles mènent leurs transactions en Kiswahili ainsi que dans les langues locales et transfrontalières(le Mashi, le Kihavu, le Kilega, et le Kinyarwanda) qui facilitent les relations culturelles et entrepreneuriales, ce qui contribue également dans le processus de consolidation de la paix dans cette région caractérisée par une pauvreté généralisée suite aux problèmes de gouvernance et aux conflits armés et guerres à répétions connues ces vingt dernières années dans la ville de Bukavu en province du Sud Kivu à l'Est de la République Démocratique du Congo.

Raison pour laquelle, PIFEVA se compte implémenter un projet en d'accompagnement des femmes œuvrant dans le secteur informel en situation de vulnérabilité pour parer à leurs besoins essentiels et prioritaires et à ceux de leurs familles, développer leurs capacités entrepreneuriales, les soutenir en vue du développement d’activités génératrices de revenus (AGR) faisant un recours pertinent au numérique, et les former afin de leur permettre d’être en capacité de rejoindre à terme le secteur formel, tout en leur apportant les informations nécessaires pour se prévenir contre le covid-19 et les autres pandémies dans la ville de Bukavu au Sud Kivu à l'Est de RD Congo.

Une économie par tous, pour tous Etude/Rapport