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Une deuxième naissance pour les traditions artisanales des Roms

Mesteshukar ButiQ à Bucarest
Sans titre (c)
Musée de l'artisanat Rom de Romano ButiQ

Grâce au travail de Romano Butiq, les traditions Roms ont pu voir leur savoir-faire évoluer. L'idée de Romano Butiq étant de remettre les objets traditionnels Roms au goût du jour en faisant appel à des designers. Ces derniers ont réussi à garder l'identité culturelle Roms en ajoutant des touches de modernité pour séduire un public plus large.

Pendant la période communiste, les traditions artisanales roms n’étaient pas à l’honneur. Bien au contraire, elles ont été gommées, voire interdites, au profit de la constitution d’un homme moderne soviétique modelé par le dictateur Ceaucescu. Ceci explique largement le fait qu’au début des années 90, seuls 4% des Roms vivaient encore de leurs activités artisanales traditionnelles. Pourtant, ces savoir-faire anciens, transmis au sein des familles, sont très précieux et nombreux : travail du bois, du métal, des bijoux en argent, vannerie, pratique de la musique etc… Ils constituent une chance et un « filon » à exploiter.

  • C’est ainsi qu’est née l’idée de Romano ButiQ : faire le pari que la valorisation de l’artisanat rom pourrait être utile à plusieurs égards en Roumanie. A travers ce projet, il s’agit donc de soutenir et accompagner la constitution de petites coopératives roms rurales afin de les aider à sécuriser l’écoulement des produits et contribuer ainsi à la promotion d’une autre image des Roms en Roumanie. Il s’agit aussi de considérer les Roms comme acteurs de leur vie et non bénéficiaires de projets construits par d’autres.
     
  • En 2013, Romano ButiQ a mis tout son catalogue en ligne en roumain, anglais et français et a développé le nombre de produits. L’association a connu une visibilité accrue. Elle a ensuite poursuivi son développement avec l’ouverture de la Mesteshukar ButiQ à Bucarest. Romano ButiQ a participé à plusieurs foires internationales du design (Stockholm, Vienne) en 2015 et 2016 où les produits présentés ont eu un grand succès.
     
  • La stratégie choisie consiste à faire revisiter par des designers internationaux, les productions traditionnelles roms. Les artisans apprennent à fabriquer les nouveaux modèles, modernisés, et les vendent alors bien plus cher. Cette montée en gamme leur permet de dégager des bénéfices permettant d’atteindre la viabilité économique.
     
  • En 2016, Romano ButiQ a augmenté ses chances de devenir fournisseur pour une grande enseigne internationale de mobilier et d'objets de décoration. Cette possibilité ouvrirait un grand marché aux artisans roms de Roumanie et permettrait une publicité positive sur leur travail et leur culture. 

Témoignage d’Andreï, de Romano Butiq, au sujet de leur collaboration avec une grande marque de mobilier et objets de décoration

 

« En 2013, on était déjà en train de chercher des designers. On avait fait quelques tests avec des étudiants de Bucarest, mais cela n'avait pas été concluant. Nous avons lu sur un magazine de design roumain, un article sur deux designers suédois qui voyagent autour du monde pour découvrir les métiers et les artisanats traditionnels, et s'en inspirent pour leurs créations. Ils étaient allés au Pérou et en Afrique du sud. Nous leur avons écrit pour leur dire qu'on avait un groupe d'artisans très compétents et pour leur demander de nous rendre visite. Ils sont venus à l'été 2014 et pendant 10 jours, ils ont visité 9 communautés dans tout le pays, qui pratiquent des métiers différents. Ils ont décidé de travailler avec nous sur l'osier et le cuivre. Le même magazine roumain de design a publié un article sur la visite de ces designers. C'était la 1re fois que la boutique était citée. On a donc décidé de faire une 1re collection composée de quelques pièces. Les designers étaient venus avec un documentaliste qui a filmé et photographié tout le voyage. On a ensuite envoyé cette documentation à tous les magazines de design de Roumanie et tous ont publié l'histoire. Du coup, ce projet a attiré l’attention des organisateurs de la semaine du design de Roumanie et en 2015, le pays invité à cet évènement a été la Suède. Les organisateurs ont décidé d'inviter les artisans roms Roumains à cette semaine. C'est la 1re fois que la boutique était présente à un gros évènement de design. On a pu ouvrir la boutique le jour de l'inauguration de l’évènement, comme une rencontre annexe. Cela a permis de faire décoller le projet. La coordinatrice du design de Vienne a visité la boutique et nous a invités à la semaine du design en Autriche. Il y avait aussi l'équipe qui fait le repérage pour une grande enseigne de mobilier et outils de décoration ; ils nous ont invités à entrer en discussion avec eux. Donc tout a commencé avec un mail à des designers suédois que nous ne connaissions pas. »

Alternatives







Les commentaires

Artisanat Traditionelle par Daniel Beauchêne picto le 22 octobre 2017

Tout d’abord, bravo et merci pour ce parcours très intéressant qui permet de mieux comprendre la situation des Roms ici et là-bas !
Juste une remarque de « vieux con » plutôt sensible à l’orthographe française : artisanat est un mot masculin, il faut donc écrire artisanat traditionnel.
J’ai repéré une ou deux autres erreurs du même type mais ne les ai plus sus les yeux , si vous souhaitez une relecture détaillée sur ce point, il vous suffit de me le dire et je relirai l’ensemble du parcours sous cet angle.
Encore merci pour ce travail.
Amicalement
Daniel Beauchêne

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Artisanat Traditionelle par Daniel Beauchêne picto le 22 octobre 2017

Tout d’abord, bravo et merci pour ce parcours très intéressant qui permet de mieux comprendre la situation des Roms ici et là-bas !
Juste une remarque de « vieux con » plutôt sensible à l’orthographe française : artisanat est un mot masculin, il faut donc écrire artisanat traditionnel.
J’ai repéré une ou deux autres erreurs du même type mais ne les ai plus sus les yeux , si vous souhaitez une relecture détaillée sur ce point, il vous suffit de me le dire et je relirai l’ensemble du parcours sous cet angle.
Encore merci pour ce travail.
Amicalement
Daniel Beauchêne

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